Utah : la taxe de vente et vos factures
Utah : pas de taxe en fourniture et installation d’un bien devenu immobilier, main-d’œuvre immobilière non taxée, réparations d’électroménagers taxées.
En Utah (UT), quand vous fournissez et installez des matériaux qui deviennent des biens immobiliers, vous payez la taxe de vente sur ces matériaux à l’achat, et ce que vous facturez au propriétaire n’est pas taxable : votre facture ne montre donc aucune taxe.
La taxe de vente de l’Utah : qui la doit, et qui a besoin d’une licence
La Publication 25 de l’Utah State Tax Commission (l’administration fiscale de l’État), mise en ligne comme projet en attente d’une réunion publique, indique que l’acheteur est le véritable contribuable, et que le vendeur perçoit la taxe et la détient en fiducie pour l’Utah. Selon ce même projet, tout vendeur qui a une présence établie en Utah doit détenir une Utah Sales Tax License (licence de taxe de vente de l’Utah).
Pour les entrepreneurs et les réparateurs de biens immobiliers, la règle R865-19S-58 (du Utah Administrative Code, le code administratif de l’État) est plus précise : si vous achetez tous vos matériaux et vos fournitures auprès de fournisseurs qui perçoivent la taxe de l’Utah, vous n’avez pas besoin de licence de taxe de vente, sauf si vous faites aussi des ventes directes de biens meubles corporels. Dans ce cas, obtenez une licence, percevez la taxe sur vos ventes aux consommateurs finaux, et comptabilisez et versez la taxe sur tout ce que vous avez acheté en franchise de taxe puis transformé en bien immobilier.
Travaux immobiliers : vous êtes le consommateur, quel que soit le contrat
Selon la Publication 42, les matériaux de construction comme le bois d’œuvre, les briques, les clous et le ciment, et les accessoires fixes (fixtures) comme les générateurs d’air chaud (furnaces), la climatisation encastrée, les chauffe-eau, les systèmes d’adoucissement et de filtration de l’eau, les éviers et les baignoires, deviennent des biens immobiliers une fois installés. La vente d’un bien devenu immobilier n’est pas taxée ; c’est la personne qui le transforme qui paie la taxe à l’achat des matériaux.
- Tout type de contrat : selon la règle R865-19S-58, l’entrepreneur ou le réparateur qui transforme un bien meuble en bien immobilier en est le consommateur, que le contrat soit à forfait, en régie (temps et matériaux) ou à prix coûtant majoré. Ni la vente d’un bien immobilier ni la main-d’œuvre fournie sur un bien immobilier ne sont taxées.
- Matériaux fournis par le propriétaire : si le propriétaire achète les matériaux de construction qu’un entrepreneur tiers installera, c’est le propriétaire, et non l’entrepreneur, qui paie la taxe de vente.
- Matériaux que vous vendez sans les installer : achetez-les en franchise de taxe pour revente et percevez la taxe de vente auprès du consommateur final. Si vous les installez plutôt, vous payez la taxe d’utilisation sur ceux-ci.
- Clients exonérés : les matériaux destinés aux écoles publiques et aux organismes religieux ou de bienfaisance sont exonérés quand l’organisme, ou un entrepreneur qui travaille pour lui, les achète. Remettez à votre fournisseur le formulaire TC-721RC (organismes religieux ou de bienfaisance) ou TC-721G (écoles publiques), en vous désignant comme acheteur.
Services : un ensemble énuméré, et la main-d’œuvre immobilière n’est pas taxée
L’article 59-12-103 du Utah Code (le code de l’État) taxe les biens meubles corporels et un ensemble énuméré de services, notamment la réparation ou la rénovation de biens meubles corporels, sauf exonération, leur nettoyage ou lavage assisté, et la blanchisserie et le nettoyage à sec.
La Publication 42 énumère ce qui est exonéré : la main-d’œuvre pour entretenir, réparer, rénover ou améliorer un bien immobilier ; l’installation, si elle est indiquée séparément sur la facture ; et le diagnostic, les essais, l’inspection ou le service qui n’aboutissent pas à une réparation, une rénovation ou une installation sur un bien meuble corporel. La main-d’œuvre pour réparer, nettoyer, laver ou rénover des biens meubles corporels est taxable, tout comme les pièces utilisées, sauf exonération.
Certains articles restent des biens meubles corporels même quand ils sont fixés à demeure à un bien immobilier, c’est-à-dire qu’ils doivent y être fixés pour bien fonctionner et le resteront pendant leur durée de vie utile ; leur vente est taxable pour le dernier acheteur. La main-d’œuvre pour entretenir, réparer ou rénover un tel article n’est exonérée que si elle est indiquée séparément sur la facture ; sinon, tout le prix de la main-d’œuvre et des pièces est taxable. Un bien mobile fixé seulement par commodité, pour sa stabilité ou dans un but manifestement temporaire n’est pas fixé à demeure.
La ligne de taxe sur la facture : distincte, sauf en fourniture et installation
- Ventes taxables : selon la règle R865-19S-4, la facture ou le reçu doit indiquer séparément la taxe de vente perçue ; sinon, la taxe est établie à l’égard du vendeur ou de l’acheteur d’après le montant de la facture. Quand un achat mêle des articles exonérés et taxables, tout l’achat est taxable, sauf si vous indiquez séparément les articles exonérés sur la facture ou pouvez les repérer dans vos livres et registres courants.
- Contrats de fourniture et d’installation (furnish-and-install), où le bien devient immobilier : selon la Publication 42, vous ne pouvez pas percevoir la taxe de vente, ni faire figurer comme poste distinct sur la facture ou le contrat du client la taxe que vous avez payée sur les matériaux, ou tout montant qui ressemble à une taxe. La taxe perçue par erreur sur un tel contrat doit être versée à la Tax Commission, sauf si elle est remboursée à l’acheteur.
Plomberie, chauffage et climatisation, nettoyage et électroménagers
- Chauffe-eau : dans le tableau d’exemples de la Publication 42, un chauffe-eau est un bien immobilier taxable pour le vendeur dans un contrat de fourniture et d’installation, mais un bien meuble taxable pour l’acheteur final quand il est vendu pour être installé par une autre personne que le vendeur.
- Nettoyage : le nettoyage et le lavage de biens immobiliers ne sont pas taxés, mais le lavage ou le nettoyage de biens meubles corporels l’est, y compris celui de biens fixés à demeure à un bien immobilier.
- Électroménagers : un lave-vaisselle, un congélateur, un four à micro-ondes, un réfrigérateur, une cuisinière, un lave-linge, un sèche-linge ou un article semblable n’est pas fixé à demeure même quand il est attaché au bien immobilier : tous les frais de réparation, main-d’œuvre et pièces, sont donc taxables. Un article fixé qui est réparé hors site redevient un bien meuble corporel, et ses réparations sont taxables.
Taxe locale : des taux selon la collectivité
Selon le projet de Publication 25, les taux de taxe de l’Utah varient d’une collectivité à l’autre, selon les taxes que chacune impose. D’après son tableau de rattachement, la vente au détail de biens meubles corporels est rattachée à l’établissement fixe du vendeur, que les biens soient livrés ou non, mais le vendeur qui vend à partir d’un stock mobile utilise le lieu où ce stock est entreposé. Un service taxable est rattaché au lieu où se trouve le client si vous ne vendez aucun bien meuble corporel ; si vous en vendez, vous pouvez choisir votre établissement fixe ou le lieu où se trouve le client, et un service inscrit sur la même facture que des biens meubles corporels est rattaché à votre établissement fixe. Selon ce même projet, les taux et les limites territoriales peuvent changer chaque trimestre.
Remises et garages : sur fondation ou non
La Publication 42 ne traite un bâtiment, une remise ou un garage comme un bien immobilier que s’il est construit à demeure sur une fondation. S’il repose sur des piliers, des blocs ou des patins, ou sur une dalle de béton de 4 pouces, une allée, un patio, de l’asphalte ou du gravier, il reste un bien meuble corporel, et sa vente est taxable pour l’acheteur.